Retour accueil

Ressources stage de formation syndicale : les élèves à besoins éducatifs particuliers

jeudi 1er avril 2021

Vous trouverez ici les ressources que nos intervenant-e-s ont présenté le jour du stage.

L’équipe du SNUipp leur adresse de nouveau un GRAND MERCI pour leurs interventions.

- Les élèves présentant une double spécificité : HPI/dys ; Lorrie Salvan (psychologue du développement) ; Léo Duplenne, doctorant en psychologie du développement et Béatrice Bourdin (Maître de Conférences, psychologie du développement, UPJV) ;

- la prise en charge des élèves souffrant de TSA, gestion (outils, place de l’AESH…) et ouverture sur les élèves présentant des difficultés comportementales, approche comportementaliste ; Nacéra HUBERT (psychologue de l’Education Nationale, Thérapeute cognitivo-comportementaliste)

- les élèves présentant des difficultés attentionnelles, gestion de leur sensibilité et techniques de recentrage ; Virginie Bridoux-Lefèvre (thérapeute, spécialisée dans la gestion de soi, la gestion des émotions et de l’hypersensibilité) et Karine Le Goaziou (thérapeute familiale, guidance éducative)

  • Intervention de Virginie Bridoux-Lefèvre :

  • Intervention de Karine Le Goaziou :

En préambule à ce stage, nous avons rappelé :

En préambule à ce stage sur les élèves à besoins éducatifs particuliers, nous souhaitons rappeler quelques éléments plus généraux sur l’état de l’école inclusive aujourd’hui, et sur la réalité d’un contexte local particulièrement dégradé. Si nous défendons une école inclusive et les avancées dans les principes amenées par la loi 2005, nous portons les mandats d’une école inclusive raisonnée, qui se donne les moyens de penser et prendre en charge la difficulté scolaire tout en réalisant une inclusion bénéfique pour toutes et tous : élèves, familles et personnels. Or, on ne peut que constater une dégradation de la prise en charge de la difficulté scolaire, fruit d’une politique libérale d’une école à moindre coût, qui entraîne une médicalisation et une externalisation de celle-ci. La situation dans l’Oise est particulièrement dégradée : seuils très élevés, RASED décimés, manque de remplaçant.es, effectifs ULIS non pris en compte pour les ouvertures, PDMQDC tous supprimés dans le département, temps d’attente très long (une à plusieurs années) entre la demande et la prise en charge en CMP, manque de places en structures spécialisées… Dans ce contexte-là, l’inclusion se fait à marche forcée, mettant souvent à mal élèves, familles, AESH et enseignant.es. L’état affiche une volonté d’inclusion devenue « priorité nationale » dont on délègue l’organisation au niveau local… L’affichage est bien là, mais on cherche toujours les moyens de sa mise en œuvre… Une inclusion raisonnée et réussie ne se fera qu’avec les AESH. Mais ces personnels ne sont ni des remèdes miracles ni des « pansements » corvéables à merci… ce sont des personnels qui doivent être considéré.es, comme un des maillons essentiels de la réussite des élèves qu’elles/ils accompagnent et doivent être reconnu.es dans leur professionnalité, ce qui passe par un statut, un véritable salaire et une formation à la hauteur des enjeux. Elles/ils ont été particulièrement malmené.es pendant cette crise, ce que nous avons fermement dénoncé. Pour preuve, si besoin en est, du peu de considération dont elles/ils ont été victimes, la communication quasi inexistante de l’administration sur leurs droits et obligations, pendant que certains.es recevaient des pressions pour effectuer des missions qui ne relèvent pas de leur champ de compétence…Inadmissible ! Dans ce contexte nous nous demandons en quoi la généralisation des PIAL, sans cadrage national, peut constituer une avancée dans la réponse aux besoins d’accompagnement et dans la reconnaissance des personnels AESH ? Cette absence de cadrage pose des problèmes de gestion des moyens, d’équité entre les pôles et de dégradation des conditions de travail pour les personnels soumis à plus de flexibilité et de précarité. La Mutualisation à outrance engagée, se fait au détriment d’un accompagnement de qualité. En l’état, on peut se poser légitimement la question de la qualité du service public. L’accompagnement de 12, 8, 5, ou même 4 élèves est tout simplement scandaleux, cela montre une méconnaissance de l’accompagnement, des élèves en situation de handicap et des conditions d’exercice du métier. Nous le dénonçons fermement. Il y a une volonté de minimiser les coûts au regard de l’explosion des besoins, et recruter moins d’AESH afin de faire des économies sur le dos des personnels et des élèves. Le ministre appelle cela « travailler autrement », mais personne n’est dupe ! Quand on sait qu’en parallèle, le milieu scolaire "ordinaire" devra accueillir encore plus d’élèves relevant d’IME, d’ITEP, au prétexte de la disparition programmée de ces structures. Nous ne pouvons que constater que la mise en place des PIAL a pour conséquence une dégradation du service rendu aux familles, à l’inclusion et au service public. L’inquiétude, dans le cadre des PIAL, sur une baisse éventuelle des moyens de recrutement AESH reste d’actualité. La flexibilité imposée par leur mise en place n’a pas permis d’aboutir à des contrats à temps plein, comme promis par le ministre. Nous restons vigilants quant à son application sur le terrain. Par ailleurs, déjà déçu, par le peu de résultat de la dernière concertation nationale où le ministère a donné d’une main ce qu’il a repris de l’autre sur la question du travail invisible...la tenue d’un comité consultatif des AESH sur la mise en œuvre du nouveau cadre de gestion des accompagnant.es, est inquiétante, aucune proposition satisfaisante au regard de l’urgence sociale n’est formulée par le ministère. Après une nouvelle rentrée 2020 calamiteuse et une reconnaissance actée dans les textes mais toujours pas sur le terrain, les constats sont flagrants : le temps incomplet reste la règle, les augmentations de rémunération liées à l’ancienneté ne sont quasiment pas appliquées 72% des AESH sont rémunérées à l’indice plancher (329) parmi les salaires les plus bas de la fonction publique (en moyenne 760 euros par mois). Nous étions en droit d’espérer une évolution de la grille indiciaire des AESH et une clarification de leur temps de travail ou encore le versement d’indemnités par exemple pour l’exercice en éducation prioritaire ? Malheureusement, le ministère avance à pas feutrés et le chemin semble encore long. La seule piste évoquée pour augmenter les rémunérations est d’augmenter le temps de travail hors fonction d’accompagnement d’élève en situation de handicap en multipliant les contrats de travail à temps incomplet avec différents employeurs, ce qui maintient les AESH dans la précarité. Le SNUipp et SNES- FSU et plus de 100 000 AESH attendent le ministère au tournant et continueront à se battre pour obtenir un véritable statut de la fonction publique, une véritable formation, un véritable salaire. Notre journée de formation va être l’occasion de discuter avec des professionnels d’horizons divers, autour des problématiques les plus souvent rencontrées, avec pour objectif général d’apporter des éléments de réponse à la question : comment repérer et aider à la prise en charge de ces enfants, de plus en plus nombreux dans nos classes ?

La pluralité des difficultés rencontrées par les élèves, l’absence de formation des enseignants et le manque de moyens (humains et techniques) sont autant de freins qui font de l’objectif d’aider les EBEP à évoluer au mieux en contexte scolaire un véritable défi. Il s’agira aujourd’hui de donner des clés pour comprendre et aménager, en n’oubliant pas que le cœur du métier reste d’enseigner, dans des classes hétérogènes. Si cela demande désormais une certaine adaptabilité, celle-ci ne saurait se faire sans soutien et sans disposer de ressources pour que chaque enseignant puisse s’y engager sans s’y épuiser. Aussi, nous vous proposons des interventions et présentations permettant d’ouvrir des pistes de réflexion mais aussi et surtout de vous fournir des outils concrets, souvent généralisables à l’ensemble de la classe. Pour conclure cette introduction : permettre la réussite de tous les élèves est possible. Tous et toutes sont capables si les conditions nécessaires à leurs apprentissages sont réunies. Il n’est pas acceptable que les enseignants se retrouvent trop souvent seuls face aux difficultés. Des moyens spécifiques doivent être dégagés pour rendre le milieu ordinaire non seulement accessible mais surtout bénéfique au plus grand nombre. Cela passe par l’amélioration des conditions d’apprentissage de tous les élèves et par des moyens qui permettent de nouvelles organisations du travail. Cela passe aussi par le renforcement des RASED et par le développement de plateaux techniques du médico-social en soutien et liaison avec les écoles. Les enseignants ont besoin de temps, d’accompagnement, de travail collectif, de moyens humains supplémentaires et de formation.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Adresse postale :
11, rue du Morvan
BP 80831
60008 BEAUVAIS Cédex

http://60.snuipp.fr - Tél : 03 44 05 02 20 - Tel2 : 09 83 30 02 20 - Fax : 03 44 02 74 97 - E-mail : snu60@snuipp.fr